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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 09:04

         

  

       Camus écrit : "Chacun la porte en soi, la peste" (II. 209). (…)

La peste se trouve en chacun de nous, dit-il : le marxiste refuse cette thèses et croit qu'elle s'enracine dans l'organisation de la société, elle est donc conséquence et non cause ; le contre-révolutionnaire souscrit à son caractère secondaire, il la pense issue du péché originel et indéracinable. Dès lors, le contre-révolutionnaire fait de l'Etat la machine sévère et nécessaire qui punit l'homme pécheur. Camus pense la peste comme une partie de l'être de l'homme, de la manière qu'existe en lui une partie capable de lutter contre elle.

 

ONFRAY Michel, L'ordre libertaire. La vie philosophique d'Albert Camus, Paris, Flammarion, 2012, p.250.

 

Un homme ça s'empêche, phrase sortie de la bouche de Lucien Auguste Camus, le père d'Albert Camus. Selon Onfray, elle peut être traduite, par "l'individu (…) fait taire la bête en lui." (p.251) ce qui renvoi au texte La peste "Chacun la porte en soi, la peste" autrement dit Chacun la porte en soi, la bête, mais pour devenir un homme on doit "lutter contre elle".

Par Anonyme - Publié dans : Divers
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